Peut-on vraiment déconnecter en étant indépendant ?

Peut-on vraiment déconnecter quand on est indépendant ? (et comment y arriver un peu)

Votre téléphone est aussi votre outil de travail, votre boîte mail vous suit partout, y compris sur la plage. Alors, déconnecter vraiment quand on est indépendant : mythe ou réalité possible ?

Je me suis longtemps posé la question sans vraiment y répondre et cet été, j’ai décidé d’arrêter de la fuir.

Le piège de la disponibilité permanente

Quand on est indépendant, il y a cette croyance tenace : être disponible tout le temps, c’est être sérieux. Répondre vite, même le soir, même en vacances; c’est prouver qu’on est fiable sauf que cette disponibilité permanente a un coût, et il est rarement visible sur le moment.

C’est de la fatigue qui s’accumule sans qu’on s’en rende vraiment compte. Ce qu’on pourrait appeler du présentéisme numérique : être techniquement en vacances, mais rester mentalement connecté, l’œil sur les notifications. Souvent, c’est une bonne dose de culpabilité dès qu’on ferme l’ordinateur un peu plus tôt que d’habitude.

Ce qui a changé pour moi

Pendant un moment, les réseaux m’ont embarquée dans une logique de « toujours plus » : plus de contenu, plus de disponibilité, plus de croissance… Jusqu’au jour où je me suis posé les vraies questions.

Être OBM, assistante virtuelle ou indépendante ne veut pas dire forcément viser un chiffre d’affaires à six chiffres. Rester en micro-entreprise, ne pas franchir les seuils de TVA, ne pas se précipiter vers un passage en société : ce sont des choix légitimes et pas un manque d’ambition. Ce sont plutôt des arbitrages, au même titre que celui de fermer l’ordinateur à 17 heures en été plutôt que de répondre au dernier mail.

Depuis que j’ai arrêté de courir après un rythme que je n’avais pas choisi, ma vie professionnelle et ma vie personnelle coexistent enfin bien et ça, ça n’a pas de prix.

3 arbitrages concrets pour déconnecter un peu plus cet été

Un créneau court, pas une disponibilité étalée

Plutôt que de rester joignable toute la journée à faible intensité, je préfère un créneau court et concentré, le matin par exemple. Une heure de travail réel vaut mieux que huit heures de disponibilité diffuse, avec un œil sur le téléphone en permanence.

Une réponse automatique honnête

Un message d’absence n’a pas besoin d’être vague ni de créer une fausse urgence. Une date de retour claire et, si nécessaire, un contact pour les cas réellement urgents suffisent. Cette clarté enlève la pression de répondre immédiatement, pour vous comme pour vos interlocuteurs.

Accepter que « moins » pendant quinze jours ne casse rien

C’est probablement l’arbitrage le plus difficile à intégrer. Répondre un peu plus tard, avancer un peu moins vite pendant deux semaines : rien de tout cela ne met votre activité en danger. La plupart du temps, ce qui semblait urgent peut très bien attendre votre retour.

Déconnecter ne veut pas dire tout arrêter

Il y a une nuance importante à poser ici. Déconnecter ne signifie pas viser le zéro absolu, ni culpabiliser dès qu’on ouvre son ordinateur pendant les vacances. Il s’agit plutôt de choisir son rythme, plutôt que de le subir. Certaines semaines demanderont un peu plus de présence, d’autres beaucoup moins mais l’important, c’est que ce soit un choix conscient, et non une habitude qu’on n’a jamais interrogée.

Conclusion

Déconnecter à 100 %, non, probablement pas, et ce n’est même pas l’objectif. Déconnecter suffisamment pour que les vacances en soient vraiment, oui, c’est possible. Et comme beaucoup de choses dans l’entrepreneuriat indépendant, cela s’apprend, un été après l’autre. Et si tu veux aller plus loin et que tu cherche comment déléguer certaines tâches, tu trouveras mon article a ce sujet ici. Et si tu préfères,  tu peux même me contacter.

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